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LA CLEMENZA DI TITO

Opréra de W A Mozart

Les mardi 17 et mercredi 18 mai à 14h et 19h


On considère souvent La Clémence comme une oeuvre peu inspirée, écrite par Mozart par nécessité en moins d’un mois, sans la fièvre du Requiem ou la tendresse de la Flûte Enchantée. Une oeuvre de commande, sur un livret imposé, un retour obligé au genre dépassé de l’opera seria.

Or cet opéra dépasse de loin le simple divertissement à la gloire d’un monarque.

Son livret prend sa source dans une période troublée, un point de bascule de l’Histoire, et résonne de façon saisissante avec notre époque.

Le Vésuve est entré en éruption le 24 août de l’an 79 à midi, et a englouti Pompéi. Ses cendres sont encore fumantes. Et l’empereur Titus, dans sa gestion de cette crise, se conduit comme un chef d’état moderne, cas unique dans l’histoire : comme Churchill pendant la deuxième guerre mondiale, ou Rudy Giuliani, maire de New-York au moment des attentats du World Trade Center, il se rend sur les lieux de la catastrophe, et crée une sorte de « fond de solidarité » avec sa propre fortune pour venir en aide aux rescapés. Il regagne ainsi une grande popularité et rétablit son pouvoir, alors très menacé par différents complots.

Après un début de carrière politique fait d’intempérance et d’autoritarisme, Titus rétablit par ses choix politiques généreux une sorte d’équilibre, d’état de grâce, qui durera deux courtes années.

La musique de Mozart, dans son économie de moyens et d’effets est bouleversante de beauté et d’émotion.

Elle traduit la tension des êtres qui se trouvent sur une ligne de faille, prêts à basculer. Toutes les énergies de l’amour y circulent et donnent vie aux personnages, nous les sentons si proches de nous :

Amour partagé de Titus pour Bérénice, à laquelle il renonce pour se consacrer à Rome, et Amour pour Sextus, qui le trahira. Amour passionné de Sextus pour Vitellia, qui le mène à sa perte. Amour filial de Vitellia, enchaînée à la vengeance de son père assassiné, mais aussi Amour pour Titus, dont la bonté la trouble.

Amour de Publio pour Rome et son souverain, désorienté par la générosité de celui-ci. Amour fusionnel entre Annio et Servilia, qui courent le risque de tout perdre par amitié et Amour fraternel.

« L’ouvrage que nous préférons est celui que nous sommes en train d’interpréter » : cette maxime n’aura jamais été aussi vraie, et nous espérons vous faire partager les frissons et les rires que nous a procuré notre travail d’Atelier sur cette oeuvre crépusculaire, et malgré tout pleine d’espoir.

Avec :

Mardi 14h, Mercredi 19h

TITO : Jean-François Marras

VITELLIA : Lise Garnault

SESTO : Sophie Patterson

SERVILIA : Charline Samphel

ANNIO : Dounia El Baaj

PUBLIO : Tanguy Cizaire

Mardi 19h, Mercredi 14h

TITO : Pierre Girod

VITELLIA Clara Zammit

SESTO : Elisabeth Houpert

SERVILIA : Roksana Hrygorian

ANNIO : Sarah Serres

PUBLIO : Thibaud Enguehard

Les rôles de la distribution en alternance sont également sur scène et chantent les parties de choeurs.

Emre-Can Karayel, direction musicale, piano

Catherine Dune, mise en scène

Jean-François Pinto, costumes

Matteo Brini, maquillages

Anne Poitevin, lumières

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